En la meute

Publié le par Lionel Droitecour

... Et je suis ma propre curée / En la meute nue des secondes ...

... Et je suis ma propre curée / En la meute nue des secondes ...

Une aube encor s’en vient au jour
Où je m’élève en lassitude,
J’ai les yeux gourds, la langue sèche,
Est-ce en moi le mal qui prospère ?

L’air atone me désespère,
Ce corps me semble un ciel revêche
Où je n’ai qu’une certitude :
La finitude est mon séjour.

Je suis inscrit dans la durée,
Compagnonnage d’éphémère,
Mon souffle à chaque pas s’altère.

Et je suis ma propre curée
En la meute nue des secondes
Qui, peu à peu, vident mes bondes.

août 2015

 

Publié dans Le temps, Fongus

Commenter cet article

Evy 16/06/2018 14:31

Beau ses mots bonne journée