Les âmes naufragées

Publié le par Lionel Droitecour

... Le regret d’un départ en l’éternelle grève / Où l’âme naufragée contemple en vain l’absence ...

... Le regret d’un départ en l’éternelle grève / Où l’âme naufragée contemple en vain l’absence ...

Mon dit parfois se fige au mitan de la fête
Où passe dans mes yeux, de ces corps chamarrés,
Occupés à s’éjouir, des visions funestes
Où la mort les convie vers les croisées du soir.

Et je ne sais plus rire alors à l’encensoir,
Aux volutes, vapeurs où sont plaisirs agrestes,
À l’ivresse légère des cœurs accaparés
Aux délices heureux qui font tourner la tête.

Je fuis alors, songeur aux recoins du silence,
Penseur mélancolique appuyé sur son rêve
Qui recherche une rade à quelque morne étreinte.

Toujours sur moi se pose, indiscernable empreinte,
Le regret d’un départ en l’éternelle grève
Où l’âme naufragée contemple en vain l’absence.

Lionel, 7 avril 2010

 

Publié dans Névrose

Commenter cet article

Evy 23/06/2018 14:43

Une bonne journée à toi merci pour ce beau poème bis

Lionel Droitecour 23/06/2018 15:38

Merci pour les quelques mots qui viennent fleurir, ça et là mes envols poétiques. Discrets encouragement, sourires complices, ils sont autant d'appels lyriques et d'heureux compagnonnages...