Ainsi que l’alluvion

Publié le par Lionel Droitecour

" ... Strate, en toi je demeure, ainsi que l’alluvion ... "

" ... Strate, en toi je demeure, ainsi que l’alluvion ... "

Non, tu ne combleras jamais ce goût d’écrire,
Tu ne le distrairas qu’un peu, par contrebande,
Au ciel matutinal, dans les lueurs du jours,
Au soir mélancolique accueillant ton chagrin.

De toute cette ivraie quel sera le bon grain,
Quelle postérité si j’en doute toujours ?
Je polis de mes mains, douloureuse prébende,
La rime où ton absence, en creux s’en vient s’inscrire.

Oh, mon altérité, intègre en ton silence,
Mon double, ma scorie, fille que j’élabore,
Au fantasme défunt que fut ton illusion !

Strate, en toi je demeure, ainsi que l’alluvion,
Ta conscience en mon sein en souche que j’ignore
Dont tu fus la complainte au chœur qui me devance.

février 2013

 

Publié dans Autobiographie

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