Ligne de vie

Publié le par Lionel Droitecour

... En sa grâce vais de concert / Avec la muse, sa rivale ...

... En sa grâce vais de concert / Avec la muse, sa rivale ...

Musique est ma ligne de vie,
Ariane en mon labyrinthe,
Où son chant guide ma folie
Vers l’aube claire où va sa plainte.

Et je me fabrique des ailes
De cire et de microsillons,
Numérique au gré de ces zèles
Je m’envole en maints horizons.

Et par ses airs porté, grisé,
Je cabriole tels oiseaux
Au son des trilles et des rondeaux.

Et, chansonnant en mon dédale
En sa grâce vais de concert
Avec la muse, sa rivale.

novembre 2008

 

Publié dans Musique

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maposie 28/04/2019 05:37

Bonjour c'est beau !

Les mots d'une tagada ~ 22/07/2018 19:04

Bonjour,

Je suis tombée sur votre blog et je me suis particulièrement attardée sur votre poème nommé "Ligne de vie" et je souhaite partager mon avis avec vous à propos de votre poème.

J'aime beaucoup votre poème avant toute chose.

Lorsque je lis votre poème, je ressens une pointe de tristesse mêlée à une sorte de tension mais ce n'est en aucun cas négatif.
Le vers "Et je me fabrique des ailes" me fait penser à la notion de liberté.. C'est comme si vous souhaitez vous libérez de quelque chose grâce à ces ailes que vous vous fabriquez. Toutefois, j'ai le sentiment que ces ailes vous gardent prisonnier ou du moins vous vous soumettez à quelqu'un ou à quelque chose en fabriquant ces ailes.

Je ne sais pas si mes interprétations sont justes, ni si c'est ce que vous avez voulu faire ressentir mais voilà, j'ai été ravie de partager mon avis avec vous.

Une dernière chose : j'écris également des poèmes. Si ça vous intéresse de lire mes poèmes afin de me donner votre avis, cela m'enchanterait !

Les mots d'une tagada ~

Lionel Droitecour 23/07/2018 12:19

Merci, tout d'abord, pour votre hommage...
Quant à ce poème, la musique est le fil d'Ariadne en mon propre Dédale, et, comme son fils, je suis assez fou pour me construire des ailes de cire, au prix d'une chute mortelle dans la mer.
Il s'agit d'une transposition du mythe d'Icare.
Mais, bien sur, le poète peut y imprimer ses propres rêves, l'écriture d'un poème n'étant-il pas, à ce compte l'expression de sa propre liberté ?
Quand à me connaître un peu mieux, je vous invite à visiter la page "Lionel D" de ce blog.
Et merci encore pour votre gentillesse, chère "Tagada"