Filigrane

Filigrane

... passait, en filigrane, / Un verbe extasié, décliné par nos reins ... Nous avions, silencieux, de discrets entretiens Où ta main, dans ma main, se liait comme liane ; Immobiles, nos corps s’approchaient l’un de l’autre. Dans ces mots superflus, comme...

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Comme les arbres

Comme les arbres

Katsushika Hokusai, (1760-1849), le lac Suwa, province de Shinano, détail Je ne sais ce qu’en moi j’espère Mais connais ma désillusion, Elle est ma borne, mon repère, Ma fracture et mon élision. L’avenir est un vain mensonge, Promesse de déconvenue, Le...

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Déniché

Déniché

... Cliché sans souvenir où ma honte est fichée / Qui ne reconnais rien qui me fasse frémir ... Le garçonnet rêveur que j’ai connu jadis Et qui poussait contrit comme une mauvaise herbe, Absent, comme effaré et coupable de vivre, Aussi, tout apeuré des...

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En carafe

En carafe

... Ainsi l’on tarifa / Aussi l’on clarifia / La carafe, un chouia ... Ce galeux de Matthias A son Galimatias Qu’allie à ces parias L’âme de la maffia. Ici on se méfia Des méfaits de ces fats Infâmes qu’affilia L’affidé : qui s’y fia ? Fi, à ce compte...

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Maigre vertu

Maigre vertu

Vassili Grigorievitch Perov (1834-1882), Chasseurs au repos, détail Il bavarde, bavasse, et discoure sur l’autre, Celui-là qu’il connait, − ils se disent amis, Et pourtant il balance, il dégoise, vomit : De telles amitiés ressemblent à des plaies. Je...

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Ainsi l’hiver bougon

Ainsi l’hiver bougon

Vassili Grigorievitch Perov (1834-1882), Fomuchka, détail Toute d’altière enjambées, la belle passe, Je la regarde, sur le quai, et je rêvasse ; La beauté qui paraît certainement terrasse Un vieux cœur fatigué, figé comme la glace. Ainsi l’hiver bougon...

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L’arpète

L’arpète

Vassili Grigorievitch Perov (1834-1882), Le guitariste solitaire, détail Je suis telle une porte ouverte Au jardin qui me déconcerte. Et, l’esprit lourd comme le vin J’attends que s’enfle ce levain Où pousse dans mon âme close Un poème, comme une rose....

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Et comme vont les caravelles

Et comme vont les caravelles

F.E. Wright (1849-1891), Le bateaux de Colomb, la Nina, la Santa Maria et la Pinta Aux âmes damnées de la nuit, Puanteurs, remugles, relents, Ambre et cloaque du désir Je confesse mon paradigme. Oh, cette douloureuse énigme, Vorace mue d’où vient gésir...

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