Marges

Publié le par Lionel Droitecour

... Et chaque espoir de moins fuit, en morne reflux / Dans l’océan des heures ...

... Et chaque espoir de moins fuit, en morne reflux / Dans l’océan des heures ...

Que sommes nous de plus que ces calmes silences
En la tendresse émue de nos tendres enfances ?
Quoi de plus que ces mots, ces gestes, ces leçons
Qui nourrissaient nos cœurs de douces attentions ?

Là, dans l’heure engourdie où, d'un balbutiement
En notre âme déjà s'esquissait l’inconscient,
Offert aux bruits du monde, en les conversations
Nous puisions cette essence où nous nous construisions.

Les livres, les soucis, les interrogations
Ont depuis lors pesé de cent mille façons
Où s’épuisent nos vies, en chaque jour de plus.

Et chaque espoir de moins fuit, en morne reflux
Dans l’océan des heures, chant du crépuscule,
Aux marges épuisées d’un destin minuscule.

novembre 2007

 

Publié dans Sensation

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