Mer d’encre

Publié le par Lionel Droitecour

... Tu avances, incertain, aux lagons de tes bords ...

... Tu avances, incertain, aux lagons de tes bords ...

Pygmalion, jette l’encre aux marches d’univers,
En ce jardin d’hiver exhalé de ton sein,
Vigne vierge à l’assaut des façades du jour
Où mon amour s’immole à ton humeur volage.

Là, sur la page blanche trace ton sillage,
Sculpte, mortel rêveur, ton laborieux séjour ;
Ton sang, sombre marée y roule son dessein
En la rive de l’âme où s’ébauchent ces vers.

Conquérant d’inutile en une mer sans lieux
Tu avances, incertain, aux lagons de tes bords
Dont l’épure toujours sert à se perdre mieux.

Ainsi va ton discours amoindri des remords
Pour des cordées, demain, de corps harmonieux,
Pérégrin d’avenir aux intimes débords.

mars 2008

Publié dans Spiritualité

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