Miscellanées

Publié par Lionel Droitecour

http://fr.creasenso.com/illustration/digital-artists/nicolas-2/3d-accumulation-1

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Mais qu'est-ce que c'est, miscellanée ?
 

Littér. Recueil d'écrits divers, littéraires ou scientifiques. M. Villemain aussi a, depuis peu, redoublé de mélanges littéraires, et il a prodigué ses miscellanées brillantes (Sainte-Beuve,Caus. lundi,t.6, 1851-62, p.160).

P. anal. J'ai pris l'habitude de faire tous les soirs le relevé de mes tablettes sur de petits carrés de papier (...). Je jette pêle-mêle dans un carton toutes ces bribes, dont je me sers ensuite pour composer mes articles hebdomadaires. Pressé par le tems (...), je vais aujourd'hui puiser au hasard dans ces miscellanées (Jouy,Hermite,t.2, 1812, p.148).
a) Synon. de mélange. Un miscellanée de faits détachés qui intéressent la pharmacie pratique (Dorvault, Officine, 1844, p.VII).
b) [Chez Chateaubriand] Mélange (de nourriture). Sa maîtresse lui apporte [au gondolier] dans une gamelle une miscellanée de légumes, de pain et de viande (Mém., t.4, 1848, p.357).

Source : le site du CNRTL Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
http://www.cnrtl.fr/

 

Le programme, en vrac :

Mouloudji chante Prévert

Henri Guillemein, apôtre de la vérité

Pierre Fresnay met son immense talent au service d'Hugo et Rousseau

Le destin foudroyé d'Emile Nelligan

Pour Serge Reggiani, il est l'heure de s'ennivrer

Pierre Rabhi se demande s'il y a une vie AVANT la mort

Le big bang passe un mauvais quart d'heure avec Etienne Klein

Miscellanées

Dans l'excellentissime dictionnaire des synonymes de l'université de Caen, que je vous recommande :

http://www.crisco.unicaen.fr/des/

Si l'on cherche à l'entrée "miscellanées" on ne trouve que deux occurences :

mélanges, recueil,

Je rajouterai bien pour ma part, pour meubler un peu, pêle mêle, et c'est bien le cas de le dire :

Bazar, capharnaüm, bric-à-brac, fourbi, désordre, foutoir, bastringue et pour finir, cabinet de curiosité.

Le tout dans le plus grand désordre.

C'est bien là, en effet, le projet de cette page. J'y partagerai avec vous, sans ordre ni méthode, des choses diverses et variées glanées ici où là dans la grande encyclopédie du web.

Avec pour seul critère mon bon plaisir et,
peut-être, pourquoi pas, le vôtre...

Prévert et Mouloudji

Bien sûr il y a les feuilles mortes, et tant d'autres chansons familières à nos mémoires autant qu'à nos oreilles.

J'ai découvert celle-ci un peu par hasard, au détour d'un clic, en cherchant des chansons du doux Marcel.

L'un et l'autre m'en paraissent plus attachants encore. Quel texte magnifique, quelle interprétation frémissante.

Ils s'étaient peut-être recontré pour la première fois sur le tournage des "Disparus de St Agil", un film de Christian Jacques réalisé en 1938. Jacques Prévert, bien que non crédité au générique en avait écrit les dialogues. Marcel Mouloudji, alors adolescent, jouait le rôle de l'un des disparus.

Une oeuvre qui n'a finalement pas beaucoup vieilli et l'on regarde encore avec plaisir ne serait-ce que pour la performance des acteurs, au premier rang desquels Michel Simon, Erich von Stroheim et Robert le Vigan.

Un film qui me touche aussi parce que mon père avait, à cette époque, l'âge des gamins que l'on y voit. J'imagine qu'il devait leur ressembler un peu...

Enfin, au hasard de mes périgrinations en quête de cette chanson je suis arrivé à ce port :

http://memoiresdeprof.over-blog.com

J'en recommande la visite aux amoureux des lettres.

Miscellanées

Autre rencontre d'un tout autre genre

Henri Guillemin

Quelle chance inestimable que la flamme, la passion et l'engagement de cette grande figure intellectuelle nous soit parvenue, préservée par l'intermédiare du petit écran !

Il y a peu de fioritures dans ces émissions : un homme seul, assis à une table, filmé en plan fixe, mais qu'on ne lache pas des yeux un seule seconde tant on est fasciné par sa force de conviction.

Le voici qui nous parle de la Commune

Guillemin entre autre, proccède à un déboulonage en règle de l'idole napoléonienne, remet Pétain à sa juste place à une époque où d'autres tentaient de "réabiliter" sa mémoire, défend Rousseau, Robespierre, et met sa verve au service des écrivains qu'il admire, avec pour obsession la quête de la vérité.

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Pierre Fresnais

Lit Victor Hugo, "la mort de Balzac"

Les "Confessions" de Jean-Jacques Rousseau

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Émile Nelligan (1879-1941)

Un génie précoce au destin troublant.
Il écrit l'ensemble de son œuvre entre 16 et 19 ans.
Son père s'oppose à la voie poétique de son fils ;
sa mère protectrice et aimante est impuissante devant le drame qui se joue.
Atteint de maladie mentale, il sera enfermé à 20 ans dans un asile psychiatrique.
Il y meurt à 63 ans.

La romance du vin.

Tout se mêle en un vif éclat de gaieté verte
O le beau soir de mai ! Tous les oiseaux en choeur,
Ainsi que les espoirs naguère à mon coeur,
Modulent leur prélude à ma croisée ouverte.

O le beau soir de mai ! le joyeux soir de mai !
Un orgue au loin éclate en froides mélopées;
Et les rayons, ainsi que de pourpres épées,
Percent le coeur du jour qui se meurt parfumé.

Je suis gai! je suis gai ! Dans le cristal qui chante,
Verse, verse le vin ! verse encore et toujours,
Que je puisse oublier la tristesse des jours,
Dans le dédain que j'ai de la foule méchante !

Je suis gai ! je suis gai ! Vive le vin et l'Art !...
J'ai le rêve de faire aussi des vers célèbres,
Des vers qui gémiront les musiques funèbres
Des vents d'automne au loin passant dans le brouillard.

C'est le règne du rire amer et de la rage
De se savoir poète et objet du mépris,
De se savoir un coeur et de n'être compris
Que par le clair de lune et les grands soirs d'orage !

Femmes ! je bois à vous qui riez du chemin
Ou l'Idéal m'appelle en ouvrant ses bras roses;
Je bois à vous surtout, hommes aux fronts moroses
Qui dédaignez ma vie et repoussez ma main !

Pendant que tout l'azur s'étoile dans la gloire,
Et qu'un rythme s'entonne au renouveau doré,
Sur le jour expirant je n'ai donc pas pleuré,
Moi qui marche à tâtons dans ma jeunesse noire !

Je suis gai ! je suis gai ! Vive le soir de mai !
Je suis follement gai, sans être pourtant ivre !...
Serait-ce que je suis enfin heureux de vivre;
Enfin mon coeur est-il guéri d'avoir aimé ?

Les cloches ont chanté; le vent du soir odore...
Et pendant que le vin ruisselle à joyeux flots,
Je suis gai, si gai, dans mon rire sonore,
Oh ! si gai, que j'ai peur d'éclater en sanglots !

Émile Nelligan, 1899

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Y a-t-il une vie avant la mort ?

Lors de ses apparitions en public, Pierre Rabhi a coutume de raconter la légende du colibri, légende amérindienne, dont il tirera le nom pour créer son mouvement des colibris.

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

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Quand le big-bang passe un mauvais quart d'heure

Étienne Klein est directeur de recherche au CEA. Il dirige actuellement le Laboratoire des Recherches sur les Sciences de la Matière, installé à Saclay. Il a participé à divers grands projets, en particulier la mise au point du procédé de séparation isotopique par laser et l’étude d’un accélérateur à cavités supraconductrices. Au CERN, il a participé à la conception du grand collisionneur de particules européen, le LHC.(source : Wikipedia)

Ce qui est remis en cause, ici, c'est l'idée que l'univers ait été créé. « Tout » peut-il naître à partir de « rien », et si nous peuplons le néant d'une cause qui porte en elle même son propre anéantissement dans la création, mais qu’est-ce donc, alors, que ce néant là ?

À mort la singularité, vive la transition de phase !