Pages grises

Pages grises

... Mais devant ces mots gris, tracés, ces boucles, déliés et pleins ... Ecrire me soulage, Un peu, Et m’apporte la joie. Mais juste sur l’instant. Le doute vient toujours, inexorablement Faire pâlir l’étoile sous le firmament. Et je reste transi, Souvent....

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Croisées du ciel

Croisées du ciel

... Parader dans l’oubli de ces tristes décors, projetant nos regards qui mouillent le réel ... Fuir devant soi, toujours, en espérant l’aurore Et duper cette cendre en de vagues fumées ; Panaches incertains exhalés de nos vies, Pour se fondre aux marées...

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Plantain

Plantain

... Amie du roc ardent, de l’ombre et de broussailles, on me dit camarade à toutes les racailles ... Je suis de ce plantain que l’on sait mal décrire, Follicule herbacée qu’on dit de mauvaise herbe, En vos jardins précieux apportant la déroute Et qui...

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Vol d’heure du mal

Vol d’heure du mal

... Pas de trou rouge au côté droit ! ... Cela suffit, muse, repos ! Tu me branle trop le cerveau : J’en ai assez de tes caveaux Requiescat ah, non troppo ! Des bouquets, des roses, des fleurs, De l’élégie, de la douceur, Je veux des tâches de rousseur...

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La gnôle de Marlanges

La gnôle de Marlanges

James Ensor (1860-1949), Les ivrognes, détail « Cambriolée, tu dis ? Ah, c’est à n’y pas croire ! Cette saloperie, faudrait être marteau ! Je n’ai pas oublié quand on m’en a fait boire : J’ai failli en crever, raide, sous le tonneau ! Tu me dirais, vois-tu...

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Fautes d’orthographe

Fautes d’orthographe

... Ma copie revenait, de rouge empanachée, ornée d’un chiffre rond, preuve de nullité ... Lorsque j’étais enfant j’avais une hantise… Collégien d’imposture, harcelé par le doute, Ainsi qu’un miséreux dans la classe tiédasse, Le jour de la dictée, toujours,...

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Les héros s’amarrent, Céline

Les héros s’amarrent, Céline

Homophonie approximative... Javelles, eussent catin, te râpent or tes nécroses, Méchant navet t’en prie d’un messin hure cause, Qu’Hélène troussée, raie, non plus le conte hennir. Laines ont tes clartés. L’Hérault songe en volées Dans l’évent, à l’amer,...

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Mille solitudes

Mille solitudes

Les oiseaux de Maurits Cornelis Escher (1898-1972), détail Je ne sais, pour l’instant, ce que vaudra le jour. Je lève, en maugréant, ma carcasse grégaire Et la porte au grimoire, avant toute autre chose, Où je trace ces mots dans la nuit qui s’achève....

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