Jusqu’aux rives du soir

Jusqu’aux rives du soir

... Ma fête est terminée, pour vous elle commence, / Qu’elle dure en vos yeux, vestale de la vie ... Il y eut, de longue date, maints préparatifs,Les tables, les couverts, les ornementations,Le choix des vins, des mets, les listes d’invités,Choisir un...

Lire la suite

Vers les hauteurs

Vers les hauteurs

De la main du Maître de Leipzig, ces quelques mots : Choral Da Capo // Soli Deo Gloria Sourd au monde, souvent, j’ai mes conversations Que nul ne vient troubler avec un maître ancien ; La fugue sous ses doigts y peuple mon errance, J’écoute en cette voix...

Lire la suite

Au néant de nos yeux

Au néant de nos yeux

... Comme dans Cyrano, vain donneur de séné ... Le sourire contraint et la mine gênée, Deux inconnus, là sur le quai, vont se parler. Car il n’est pire chose, enfin, que le silence Et puisqu’on est ensemble, il faut que l’on babille. Lors, on cause du...

Lire la suite

Chamarrés d’espérance

Chamarrés d’espérance

... Chamarrés d’espérance autant que d’hébétude / Nous allons ... Serons-nous les enfants d’un futur sans mémoire, Blasés par impuissance et prisonniers du temps ; Corsetés dans l’avoir, dépourvus de visage, Monstres en devenir où l’âme se consume ? Il...

Lire la suite

Cigale

Cigale

... Il n’est point d’hémistiche, il n’est point de césure, / Dont ne sonne ton crâne en sa chauve tonsure ... Au carnet où s’incarne ma verve brumeuse,Un crayon de papier, la mine un rien songeuseGriffonne, à l’envolée d’une rime trompeuse. É trille,...

Lire la suite

Créature

Créature

... Et c’est un chœur en nous, ce lieu qu'on dit une âme ... Je me suis approché de ma béance intimeEt, penché sur ses bords, contemplé cet abîme ;J’ai scruté mon néant et j’ai aimé sa nuitOù mon âme, ulcérée, fut prête à se dissoudre. Qui donc a vu l’orée...

Lire la suite

Au déchant de la fuite

Au déchant de la fuite

George Cruikshank (1792-1878), « les enfants de l’ivrognerie », planche n° 2, détail Amis je récidive à la dive bouteille !Je veux boire, ce soir, à tomber de ma chaise,Quand ma bouche cariée, avariée par l’excès,Ne saura plus béer, même pour entonner....

Lire la suite

Semainier du vent

Semainier du vent

Henri Rousseau dit « Le douanier Rousseau » (1844-1910), La Cascade, 1910, détail Je ne me prends guère au sérieux, Quand même très sérieusement, J’accouple mes vers, deux par deux, Les polissant bien poliment. Un peu comme un douanier Rousseau, Vain...

Lire la suite

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>