Fraternité

Fraternité

... Partager le silence ainsi que les oiseaux dans leur vol ... Partager le silence ainsi que les oiseauxDans leur vol. Immobile, glisser sur le vent,Les ailes largement ouvertes sur le monde,Avec pour seul désir l’horizon éternel. Au milieu des marées...

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Ces vers lents à l’envers

Ces vers lents à l’envers

C'est renversant ! Chez les aborigènes on gêna, dès l’abord. Chez les catéchumènes on mène à quatre écus, Et ces énergumènes énumèrent les grumes. C’est là qu’à l’acacia, hélas, scia le cassis. Homme, se meut l’émeu si s’immole le môle, Carissimi s’y...

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L’homme sans tain

L’homme sans tain

David BAILLY (1584–1657), Autoportrait ou Vanité, Nature Morte avec portrait d’un jeune peintre Est-il possible, enfin, qu’on se refuse à vivre Avant même de naître ? Et, si cela se peut, Qu’est ce que la conscience et préexiste-t-elle À l’être en devenir...

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Encore un pas

Encore un pas

Jean Cocteau, (1889-1963) Encore un pas, mon cœur, ne te désole pas, Il faut qu’un jour s’ajoute aux chevets de nos corps. Ne te retourne pas, continue jusqu’au soir, Détourne-toi du lieu qui borne notre espoir ; Je soutiendrai ta peine en ces sombres...

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Probation

Probation

... Où est le bord intime en ce moderne abîme ? .. Mumuse, l’amusette, Chacun son amulette, Aux geste infertiles De nos écrans tactiles. On se connecte au monde Et, seul en sa faconde On pérore à l’envie En exposant sa vie. Où est le bord intime En ce...

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À crosse, triche

À crosse, triche

... Icelle rime, certes, riche ... Ac croche cœur à l’hémistiche, Ro be, je couds, dont on s’entiche, St ylée, livrée, en cette friche, Ic elle rime, certes, riche, Hé bergeant là cette acrostiche. novembre 2012

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Égérie des cirés

Égérie des cirés

... Ceci, récits serrés, si t’es Resté en ces cirés ... La nécessité de l’ânesse Est citée à l’année où naissent, En ces cités, ces cécités. C’est situé chez ces six, récités, Qui cessent aussi ressuscités : Ceci, récits serrés, si t’es Resté en ces cirés,...

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Une odelette

Une odelette

Charles Lucien Léandre (1862–1934), caricature d'Emile Zola Je suis le sujet de moi-même, Et mon propre terrain d’étude, Ma lice, aussi mon théorème En la plus grande solitude. Je m’observe et me persécute M’ausculte et parfois me dissèque, Au langage...

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En éveil

En éveil

... J’ai instruit ce doux bruit ... Délivré De la livrée Du sommeil, Au réveil, D’un layon, D’un rayon ; En éveil, J’ai instruit Ce doux bruit. août 2015 À la réflexion, ce court poème à ma manière ressemble à un Haïku. Je dois avouer que cette forme...

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Au fugace de l’heure

Au fugace de l’heure

À mes enfants, Raphaël, Léa et Clément, ici saisis en 1989 Je vous disais fripouilles, Vilains, bandits, canailles, Puis c’était les chatouilles, Les ris et les chamailles. Certes vous n’étiez sages, J’étais, parmi vos jeux Et puérils bavardages, L’enfant...

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Vers la nuit

Vers la nuit

... Antre d’obscurité, ses volets en clôture, mon âme en la maison est un ventre d’ennui ... La nuit ne nous a pas apporté la fraîcheur, Le mot de canicule s’inscrit à mon front, Chaque geste paraît un inutile affront, Le temps, plus que jamais, est un...

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Fruits rouges

Fruits rouges

... Fruits rouges et souvenirs verts... 1. Nous allions chercher des cerises : « Défense de monter dans l'arbre ! » Enfant je découvris, mythique, La belle corne d'abondance. Prendre, saisir et grappiller, Les doigts collants de ce sang pourpre, Au suc...

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Chantez pour moi...

Chantez pour moi...

Avant le Droit du travail un ingénieur pouvait être mortellement défenestré par des mineurs exaspérés (26 janvier 1886 à Decazeville) ; des enfants ouvriers de 11 à 20 ans se faisaient massacrer à coups de fusil de guerre dans les rues de Fourmies (1er...

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Vagues murmures

Vagues murmures

Jan Van der Meer, dit Vermeer (1632-1675), Vue de Delft, détail Quand je m’endormirai, serein devant la nueEt tout persuadé de ma gloire posthume,Je n’aurai nul remord et la muse, farouche,S’en viendra adouber ma dépouille terrestre. Au reste, qu’en saurai-je...

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Creux rituels

Creux rituels

... Mes contes ne sont que d’octets ... nuls tomes ou poudreux grimoires ... Ce soir, un peu découragé, J’hésite au seuil des mots dormant, La page frémit sous mes doigts, Le verbe à ma lèvre fredonne. Allons, c’est bon, je m’abandonne, Aparté, encore...

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Territoire étranger

Territoire étranger

... et, sous la feuille blanche il est un seuil livide ... Il est en mes remords, ainsi qu’une amulette, Un talisman de verbe où ma rime s’emploie, Totem inaccompli de ma propre chimère En l’abside ajourée que mon rite déploie C’est la trame ignorée où...

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En la nuit qui s’avance

En la nuit qui s’avance

Gustav Klimt, (1862-1918), La mort et la vie 1908, détail Dans l’étrange huis-clos de mon âme en carence Déroge la cadence où puise ma souffrance. Ainsi j’ai mon errance en toute déshérence, Sans fin sera la faim où est ma désinence. Je n’ai été, je pense,...

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Quand l’étoile se flingue

Quand l’étoile se flingue

... Où l’outarde m’en dit, si l’effendi se farde on tarde à l’incendie ... Je réponds à la pelle À l’appel du répons, Dont le renom d’icelle À la selle, crénom, Mendie à l’incartade Où l’outarde m’en dit : Si l’effendi se farde On tarde à l’incendie....

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Étranges nacelles

Étranges nacelles

... La galaxie s’épanche aux pétales des roses ... Il faut un monde entier pour faire un être humain,Et tout un univers pour en faire un destin ;L’homme multiple naît du multiple des causesLa galaxie s’épanche aux pétales des roses. Et ce qui se défait,...

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Impossible rime

Impossible rime

... Mais Terpsichore fait la moue ... J’ai compris ce qu’il faut pour être reconnu :C’est le football, enfin, en poète inspiré,Que je dois désormais servir en cette rime. Las, je n’y connais rien ! Que dire en l’heure prime,Des artistes du pied et du...

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