38 articles avec fongus

Inexorablement

Inexorablement

Hokusai (1760-1849), Ejira, Province de Suruga, série des Trente-six vues du Mont Fuji, v. 1831 Je suis la plaine dévastéeAprès la grande pluie d’orage,Après la nuit, l’aube effacéeJusqu’aux décombres du naufrage. Mon étrave n’est plus qu’un songeUne...

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Vieille guenille

Vieille guenille

... Et le ressouvenir en frémit sous l’invite, / Dans le murmure éteint d’une vieille guenille ... Il n’est d’autre remord, au vrai, que le désir,Ce qui de nous s’échappe en la tombée du soir,Et cet amer regret du temps où l’on grappille,Sans songer à...

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Heure bleue

Heure bleue

... Mon silence emporte tant de rumeurs outrées / Que je brise mon sort en l’écueil de la rime ... Attendre en l’heure bleue que l’angoisse se taise,Bercer son âme nue en l’antique fournaiseEt puis de la douleur se faire une émotionDans le vague des mots,...

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Banc de nage

Banc de nage

... Et la vague qui bat ma coque en sa déroute / Chavire peu à peau de l’étrave à la soute ... Je m’épuise de mots et de vaines paroles,J’écris comme un damné, trainant parfois des grolles ;Puisque je sens venir cette nuit qui m’appelle,De ma chaîne,...

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Renonciation

Renonciation

... Au chaos des jours creux, tel un aigle en son aire, / Priant ne sais quel dieu d’un sublime mystère ... Je ne peux plus écrire, rien ne se déclenche,Aucun mot à ma voix que peuple le silence,Mes mains inertes sont, ainsi qu’une aile blanche,Passagères...

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Formes et visions

Formes et visions

... J'erre, perdu aux frondaisons / Au cœur des simples déraisons... Je suis au pays de morphinePoint encore de la mort fine,Je plane entre veille et sommeil,Étrange au port de mon réveil. Je ne sais ce qui s'organise,En mon orée pas toujours grise.Formes...

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Mon cancer et moi

Mon cancer et moi

... Et si je dure un peu, c’est pour lui dire adieu ... À qui me demande « Comment ça va ? » que dire… « Ben, mon cancer et moi, ça va, ça va, ça va ; On fait ce que l’on peut, on fait de notre mieux… » Car mon cancer et moi on passe sous les cieux, Pour...

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S’il n’est rien qui demeure

S’il n’est rien qui demeure

Ivan Shishkin,(1832-1898), Vieux arbres tombés, détail Me quitteras-tu donc, canaille qui me tue, Ne me laisseras-tu pas le moindre répit, Fouaillant ma chair grenue au repli de l'organe, Pour laisser, dévastée, l'intranquille espérance ? Je traîne mon...

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